Du rhume à la bronchiolite du nourrisson

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  Maladie virale très contagieuse, la bronchiolite touche environ 30 % des nourrissons, surtout ceux de moins de 1 an, voire moins de 6 mois. Elle démarre à la mi-octobre et disparaît à la fin de l'hiver.

La bronchiolite peut souvent débuter par une rhinite virale. Le point dans cette astuce.

Symptômes de la bronchiolite

En règle générale, la bronchiolite se présente d’abord comme un très gros rhume, avec pour premiers symptômes :

  • un nez bouché ou qui coule ;
  • une toux sèche ;
  • une légère fièvre : entre 37,5 et 38°C ;
  • un manque d’appétit.

Deux ou trois jours plus tard, les symptômes s’aggravent :

  • la toux devient plus persistante ;
  • la gêne respiratoire apparaît du fait de la diminution du calibre des bronches ;
  • la fréquence respiratoire s'accélère ;
  • le bébé a du mal à téter ou refuse de le faire.

En cas de doute entre une bronchiolite ou un gros rhume, consultez sans trop attendre votre médecin traitant ou pédiatre. C'est l'auscultation pulmonaire qui permettra de faire la différence, car elle est normale lors d'un rhume.

Quels traitements préconiser ?

La bronchiolite est une affection qui évolue d'elle même sans traitement spécifique contre le virus. La plupart du temps, elle n'est pas grave et se soigne à domicile. Seulement 2 % des bébés évoluent vers une bronchiolite sévère qui nécessite une hospitalisation.

Les traitements ne sont que symptomatiques car il n'y a pas de médicament permettant de faire disparaître le virus :

  • Si l'enfant a des difficultés alimentaires, son alimentation doit être fractionnée : on lui propose de manger plus fréquemment mais en plus petite quantité.
  • S'il est encombré, des séances de kinésithérapie respiratoire sont préconisées afin de désencombrer ses bronches. Généralement, le kinésithérapeute commence par évaluer, voire ausculter l'enfant. Puis, il effectue différentes manœuvres permettant de le faire expectorer et cracher. Attention : ces séances sont parfois difficiles à supporter pour les parents.
  • En cas de surinfection bactérienne, on utilisera un antibiotique.
  • Ensuite on peut utiliser des traitements bronchodilatateurs, mais rien n'a été prouvé quant à leur réelle efficacité.
  • On peut recourir à l'homéopathie (en faisant fondre 10 granules dans un peu d'eau qu'on donnera 4 fois par jour) avec en priorité Ipeca en 5 CH ou, en cas d'aggravation de l'encombrement, Antimonium tartaricum en 5 CH. Notez que de nombreux autres médicaments homéopathiques existent en fonction des caractéristiques précises de la bronchiolite et seul un homéopathe pourra vous conseiller au mieux.
  • Enfin, et uniquement dans un contexte d'hospitalisation, si l'enfant en manque, on lui donnera de l'oxygène.

Mesures préventives contre la bronchiolite

Comme pour d'autres virus respiratoires, les mesures préventives habituelles s'avèrent primordiales :

  • Lavez-vous fréquemment et correctement les mains avant et après vous être occupé de votre bébé.
  • Évitez de l'embrasser sur le visage, les mains et les pieds si vous êtes enrhumé.
  • Lavez le nez de votre enfant avec du sérum physiologique.
  • Évitez autant que faire se peut la fréquentation des lieux publics (centres commerciaux, transports en communs...) même si cela peut être difficile pour les bébés bénéficiant d'un mode de garde en collectivité (une recommandation valable en particulier pour les nourrissons de moins de deux mois).
  • Aérez votre logement : les virus se diffusent beaucoup moins rapidement lorsqu’on aère régulièrement son appartement ou sa maison.

À noter aussi que l’exposition in utero au tabagisme de la mère augmente les risques de troubles respiratoires et de bronchiolites chez l’enfant.

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